Les IVG en danger face au coronavirus, le gouvernement ne cède pas

Les IVG (Interruption volontaire de grossesse) seront-elles les premières interventions à faire l’objet des coupes dans les emplois du temps des hôpitaux qui font face au COVID19 ? C’est ce que craint le groupe socialiste au Sénat qui a déposé un amendement en fin de semaine dernière pour rallonger le délai de 12 à 14 semaines. L’amendement a été rejeté. Laurence Rossignol qui a porté cette proposition pour le groupe socialiste s’est entretenue avec nous.

Des professionnels ont alerté la sénatrice la semaine dernière après que des mesures ont été prises comme la fermeture progressive des frontières (Pays bas / Espagne…) alors même qu’un certain nombre de femmes s’y rendent car les délais pour avorter y sont plus longs qu’en France. Le dysfonctionnement global des services hospitaliers qui pourrait affecter le déroulement des IVG, en ne les traitant pas dans les délais légaux, inquiète aussi les professionnels de santé. Les socialistes ont donc demandé un allongement du délai de 12 à 14 semaines, pour travailler dans le cadre d’une sécurité juridique. Si pour le moment la situation n’est pas catastrophique, les signaux d’alertes apparaissent selon les médecins.

« il n’y a plus d’IVG sous anesthésie générale »

Laurence Rossignol – SENATRICE PS

Même si l’amendement a été rejeté par le gouvernement, Laurence Rossignol se félicite que l’amendement ait pu alerter un certain nombre d’hôpitaux avec un seul objectif : garantir l’accès à l’IVG pour toutes les femmes sur tout le territoire.

Pour la sénatrice, cette épidémie impacte d’autant plus fortement les plus fragiles de notre société (les femmes seules, les familles monoparentales) ou encore notre liberté d’aller et venir. Pour tous ceux pour qui c’était dur hier, cela l’est encore plus aujourd’hui.

« on veut que le gouvernement revienNE devant la représentation nationale : on NE veut pas d’un article 16 donné au gouvernement. « 

Laurence Rossignol – SENATRICE PS

Retrouvez ici l’interview en intégralité avec la sénatrice Laurence Rossignol (PS) :