INFOX LE MAG : Le sénat veut la peau de Facebook

En ce mardi 27 Novembre, les parlementaires de 10 pays se réunissent dans la capitale britannique pour une audition du réseau social Facebook à la lumière de la possible entreprise de désinformation dont l’entreprise est accusée. La France a hier annoncé sa participation, en même temps que la Belgique. Explications sur cette audition dans ce numéro, plus court que celui des autres semaines.

Ce qu’il s’est passé

Les parlementaires souhaitent que Facebook s’explique sur les fausses informations, les infox, notamment sur celles qui ont circulé sur le réseau social durant les périodes électorales, notamment l’élection présidentielle américaine de 2016, mais également pour que l’entreprise s’explique sur l’affaire Cambridge Analytica, qui aurait, grâce à Facebook, siphonné les données de millions d’utilisateurs de ce réseau social, à des fins vraisemblablement politiques. Le patron de Facebook, Mark Zuckerberg, avait déjà été entendu en avril par le congrès américain lors de deux audiences de quelques heures, mais également devant les députés européens en mai pendant une heure et demie, pour les mêmes raisons. En revanche, Facebook a déjà annoncé que ce ne sera pas le président de l’entreprise qui se déplacera en personne, mais un de ses responsables de la politique publique, Richard Allan. Zuckerberg avait déjà refusé l’invitation fin Octobre, alors lancée par le Canada et la Grande-Bretagne. Ces pays ont depuis été rejoints par le Brésil, Singapour, l’Argentine, la Lettonie, l’Australie, et, depuis hier, veille de l’audition, la France et la Belgique.

Les déclarations françaises

La commission ‘de la culture, de l’éducation et de la communication’ du Sénat français qui a rejoint cette commission internationale unique en son genre, a notamment rappelé dans un communiqué destiné à la presse « son attachement à la défense des données personnelles et à la responsabilisation des plateformes dans la lutte contre la manipulation des opinions ». La présidente de cette commission, Catherine Morin-Desailly, affirme que « Les fakes news sont une menace pour la démocratie [et qu’il] est donc légitime que Facebook rende compte aux représentants du peuple

Rappelons que le mardi 20 novembre dernier, le parlement français a adopté, après deux échecs au Sénat, les propositions de loi contre la manipulation de l’information en période électorale, dont nous avions parlé la semaine dernière sur Print.

Ulysse Meyer

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