Pourquoi le Brésil a choisi l’extrême-droite ?

Avant de débuter la semaine spéciale USA – MIDTERMS, impossible de ne pas revenir sur l’élection présidentielle au Brésil !

Hier soir le Brésil a fait le choix du candidat de l’extrême-droite , Jair BOLSONARO comme nouveau Président. Apres une campagne ubuesque, où le candidat favori, LULA, était en prison et n’a pu se présenter, c’est un pays perdu et miné par la corruption qui a prit une voie extrême.

• Un deuxième mandat raté pour Dilma ROUSSEFF

Le début du second mandat de Dilma Rousseff voit une aggravation de la situation économique, en partie en raison de la chute des cours des matières premières sur les marchés mondiaux : croissance nulle puis récession, baisse de l’investissement, de la consommation et du commerce extérieur, hausse du chômage. Pour assainir les finances publiques, elle décide d’un virage austéritaire, mené par son ministre des Finances, Joaquim Levy, qui coupe dans les dépenses sociales (notamment dans le programme phare de son prédécesseur Lula, « Bolsa Família »), d’éducation et l’investissement. Ce « tournant de la rigueur » suscite les critiques d’élus de gauche, qui lui reprochent de délaisser les classes populaires.

À partir de septembre 2015, alors que le Brésil connait sa plus mauvaise période de croissance en 25 ans (recul du PIB de 3,8 % en 2015), plusieurs agences de notation financière dégradent la note du pays et relèvent l’échec des mesures d’austérité qui ont été prises. Fitch Ratings compare, début mai 2016, les perspectives économiques du Brésil à celles qui prévalaient en Argentine en 2001, quelques mois avant son défaut de paiement.

• Le scandale Petrobras et la destitution

En 2016, le Parlement brésilien lance une procédure de destitution de Dilma Rousseff, présidente du Brésil. Cette procédure d’impeachment résulte de pratiques visant à dissimuler l’importance des déficits publics brésiliens dans un contexte de crise économique importante. Elle intervient dans le cadre du scandale Petrobras et à la suite d’importantes manifestations réclamant la démission de la présidente.

Au terme de cette procédure de destitution controversée, le , Dilma Rousseff, est destituée par un vote du Sénat. Son vice-président, Michel Temer, lui succède.

• Le Président le plus impopulaire

Dès le début de sa présidence, Michel Temer est impopulaire. En juillet 2016, 13 % des sondés se déclarent satisfaits de son action selon l’institut Ibope. Le , une manifestation organisée à São Paulo et rassemblant 100 000 personnes appelle à une élection présidentielle anticipée et au départ de Temer.

Le , une manifestation est organisée contre lui lors du carnaval de Rio. Le , il quitte le palais présidentiel et retourne au palais du vice-président, de peur de « fantômes ». Toujours en relation avec le scandale Odebrecht, la Justice ouvre en avril des enquêtes sur 42 députés, 29 sénateurs et 3 gouverneurs appartenant à la majorité présidentielle. Les syndicats appellent à une grève générale, la première depuis plus de vingt ans, contre l’allongement de la durée des cotisations retraites et la suppression de certains droits du travail. Près de 40 millions de personnes y participent.

Josselin HAZO

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