HQ : Trump, la croissance économique entachée de polémiques

À moins d’un mois des élections de mi-mandat, les polémiques menacent la popularité de Donald Trump, paradoxalement à la remarquable croissance économique connue par les États-Unis ces derniers mois.

« L’Amérique est respectée ! »

Tout d’abord, le quarante-cinquième président des États-Unis semble satisfait de la politique économique menée par son gouvernement. En juillet dernier, le président Trump se félicitait même : « [d’avoir] réalisé un retournement économique d’ampleur historique », en se réjouissant : « Nous faisons envie au reste du monde ! L’Amérique est respectée ! »

TRUMP's hands of victory
Donald Trump serrant les poings en signe de victoire

L’efficacité économique de la politique menée par les Républicains du camps Trump se traduit entre autres par l’augmentation du Produit Intérieur Brut (PIB). En effet, celui-ci présente une hausse annuelle de 4,1 %, soit la cadence la plus forte en quatre années. En plus d’une expansion importante, les États-Unis ont enregistré le 5 octobre dernier leur taux de chômage le plus bas en cinquante ans, puisqu’il était de 3,7 %. Ces chiffres font montre de la progression économique américaine de ces derniers mois.

Alors que la création d’emplois en Amérique est positive et que la hausse du PIB représente une performance historique, le président Trump ne fait pas l’unanimité. En effet, la popularité de l’homme politique a chuté de six points le mois dernier, suite aux différentes polémiques qui ont une fois de plus plongé M. Trump dans la tourmente médiatique. En multipliant les tweets controverses et les polémiques, comme par exemple celle concernant Stormy Daniels ou encore celle visant Brett Kavanaugh, Donald Trump s’attire les foudres de certains électeurs, et repousse quelques-uns de ses partisans. Néanmoins, son taux d’approbation présidentielle reste correct, puisqu’il fluctue autour des 40%.
Mais alors, de quoi est fonction l’électorat ? Quelles sont les facteurs décisifs pour les suffragants ?
La source de la causalité partisane n’est pas unidimensionnelle, et de nombreux facteurs rentrent en compte lors de la réflexion des votants. Il existe effectivement trois grands modèles de suffragants :

Modèle Sociologique :

Ce type de modèle met l’emphase sur le rôle du contexte social, et se veut analytique, voire descriptif plutôt qu’explicatif.

Modèle Psychosociologique :

L’électorat s’inscrivant dans le modèle psychosociologique obéit principalement à « l’affectif », se basant essentiellement sur l’aspect sentimental et l’identification au politique.

Modèle Économique :

A contrario, le modèle économique, désigné ainsi par Anthony Downs dans l’ouvrage : An Economic Theory of Democracy, correspond à un vote rationnel, lié au suffrage rétrospectif.

In fine, il existe de nombreuses variables explicatives des fluctuations de taux de popularité du président Donald Trump en fonction des périodes. Les modèles de suffrage illustrent les différents facteurs pouvant mener au choix partisan. Alors, le mois qui suit va-t-il être placé sous le signe de la croissance économique américaine ou de nouvelles polémiques Trumpiennes ?

Adriana Bared

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